Si vous avez moins de 30 ans, ce nom ne vous dira sans doute pas grand chose voir rien du tout. Et pourtant Edouardo, de son vrai nom Eduardo Pisani, a connu son moment de gloire en créant un véritable buzz en 1996 avec sa chanson « Je t’aime le lundi ».

Pour rappel, voici son tube.
Une chanson toute en douceur et en poésie pour certains … ultra kitch pour d’autres.
A vous de juger.

Mais perso ma chanson préférée c’était plutôt celle-là : « J’ai perdu ma carte Orange » … l’ancêtre du Pass Navigo. Tout un programme.

Mais cette belle histoire, c’était il y a plus de vingt ans et j’avais envie de savoir quelle était sa vie actuellement. Je l’ai donc contacté directement sur son Facebook que je suis depuis un certain temps par curiosité, et je lui ai posé quelques questions directes. Ses réponses le sont aussi et aujourd’hui c’est plutôt « Je galère le lundi, je galère le mardi … ».

David Couturier : Votre chanson « Je t’aime le lundi » a connu un gros succès : est-ce que ce titre vous a ouvert des portes ?
Eduardo Pisani : Le single « Je t’aime le lundi » est sorti le 5 avril 1996.
L’été 1996, j’ai fait la pub radio pour la Nouvelle Clio.
4 spots radio qui sont passés des milliers de fois sur toutes les radios françaises.
(Meilleure pub radio 1996, catégorie voiture)
Le mois de décembre 1996, j’ai sorti mon premier album.

je t'aime le lundi

Les mois de février et mars 1997, j’ai fait la pub pour la Carte Orange avec une campagne d’affichage.
(Ma photo était dans toutes les stations de métro de Paris et des gares du RER).
En 2004, j’ai sorti mon deuxième album.
En 2007, j’ai sorti un roman d’autofiction intitulé « Signe particulier : Edouardo ».
Pendant une longue période, j’ai tourné de nombreuses vidéos avec le réalisateur Frédéric Vignale, vidéos que l’on peut voir sur Internet. Récemment, j’ai tourné un film en 3D, intitulé « Dans tes pas » du réalisateur Fabien Remblier.

DC : De quoi vivez-vous actuellement ?
EP : Je touche le RSA, et j’habite dans une pension de Famille d’Emmaüs, à Paris.
J’occupe un studio de 14 mètres carrés, presque 15.

DC : Vous êtes menacé d’expulsion de France depuis fin novembre 2016. Comment la France peut-elle expulser un ressortissant de l’union européenne ?
EP :Selon la loi française, je ne suis pas sous le coup d’une expulsion de France, mais sous le coup d’une reconduite à la frontière. Si juridiquement, expulsion de France et reconduite à la frontière ne sont pas la même chose,en pratique, c’est la même chose. Dans une expulsion de France et dans une reconduite à la frontière, on prend une personne et on la jette dehors.
Êtes-vous au courant qu’en France, existe une Carte de Séjour Européenne pour les ressortissants européens ? Êtes-vous au courant qu’en France, un ressortissant européen peut être reconduit à la frontière ?

DC : Oui je suis au courant et d’ailleurs je vie moi-même en Espagne et je possède une carte de résident européen. Mais j’ai vécu un an en Espagne sans cette carte et en tant que ressortissant européen, je pourrais très bien vivre en Espagne sans ce papier … mais je ne pourrais pas y travailler et ouvrir un compte bancaire par exemple. Est-ce que vous pouvez donc nous expliquer plus en détails ce qui s’est passé ?
EP : Voilà mon histoire. J’ai eu une première Carte de Séjour en 1998, valable 5 ans, délivrée par la Préfecture de police de Paris. En 2003, on m’a délivré une deuxième Carte de Séjour, valable 10 ans, jusqu’au 27 février 2013.
Vous me suivez jusque là ?
Au début de l’année 2013, je suis donc allé à la Préfecture de police de Paris, pour renouveler ma Carte de Séjour. Ils m’ont dit que je n’avais plus besoin de Carte de Séjour, mais si je voulais, je pouvais en avoir une. J’ai décidé de ne pas la demander, vu qu’ils m’avaient dit que je n’en avais pas besoin de cette Carte de Séjour.
Vous me suivez jusque là ?
Trois ans après, au début de l’année 2016, j’ai eu subitement envie d’avoir cette Carte de Séjour Européenne dont on m’avait dit que je n’en avais pas besoin, mais que si je la voulais, je pouvais la demander.
Vous me suivez jusque là ?
Au début de l’année 2016, j’ai contacté par e-mail la Préfecture de Police de Paris, pour demander cette Carte de Séjour Européenne dont je n’avais absolument pas besoin, juste comme ça, pour le plaisir de la toucher, de l’avoir entre mes mains, de la caresser, cette Carte de Séjour Européenne, dont je n’avais pas besoin, car ils me l’avaient bien dit à la Préfecture de Police de Paris, trois ans auparavant que je n’en avais pas besoin de cette Carte de Séjour Européenne.
Vous me suivez jusque là ?
Donc, au début de janvier 2016, j’envoie un e-mail à la Préfecture de police de Paris pour demander cette Carte de Séjour Européenne dont je n’ai pas besoin, et la Préfecture de police de Paris me donne rendez-vous dans ses bureaux le 17 août 2016. Donc, je dois patienter 7 mois.
Vous me suivez jusque là ?
Le 17 août 2016, je vais à la Préfecture de police de Paris, et je suis accueilli les bras ouverts par une employée qui me traite de tous les noms, et qui prend mes empreintes digitales.
Je n’aurais pas dû accepter, mais comme je suis un mec gentil, je me suis laissé faire.
Au terme de notre chaleureux entretien, l’employée de la Préfecture de police de Paris, me dit que je n’ai aucune chance d’obtenir une Carte de Séjour Européenne.
Vous me suivez jusque là ?
Trois mois et demi après, c’est à dire le 3 décembre 2016, je reçois une lettre recommandée de la Préfecture de police de Paris, me signifiant que je n’ai pas droit à une Carte de Séjour Européenne, et que j’ai 30 jours pour quitter la France ! ! !
Vous me suivez jusque là ?
Ils ont refusé de me donner la Carte de Séjour Européenne, car pour eux, je vis en France illégalement depuis le 27 février 2013, car je n’ai pas renouvelé ma Carte de Séjour ! ! !
Mais, ce sont eux-mêmes qui au début de l’année 2013, m’ont dit que je n’avais pas besoin de Carte de Séjour ! ! !
Vous me suivez jusque là ?

DC : Oui oui je vous suis …

eduardo pisani

EP : J’aurais pu m’en foutre que l’on ne me donne pas cette Carte de Séjour Européenne, vu que je suis italien, et que j’ai le droit de rester en France, même sans cette Carte de Séjour Européenne, mais la loi prévoit qu’un Préfet peut assortir un refus de Carte de Séjour Européenne d’une reconduite à la frontière.
Et c’est exactement ce qu’a fait monsieur Cadot, Préfet de police de Paris à l’époque.
Et je rentre, malgré moi, dans une histoire complètement kafkaïenne.
Ironie du sort, quelques mois après avoir pris cette décision, lourde de conséquences pour moi, monsieur Cadot tombait de son vélo et était remplacé.
Pour la Préfecture de police de Paris, pas seulement je vis en France illégalement depuis le 27 février 2013, mais je touche le RSA, et donc selon la loi, une loi bien spécifique, une loi qui existe bel et bien, je représente une charge pour l’État français.
La France est pour l’Europe quand ça lui convient, mais elle n’est plus pour l’Europe quand ça ne lui convient pas,
Moi, je ne suis pas allé voir les gens du RSA avec un pistolet à la main.
Je n’ai pas fait un holdup dans les « bureaux du RSA ».
J’ai demandé le RSA comme les français qui travaillent, et qui, un jour, ne travaillent plus, et se retrouvent sans ressources.
On m’a accordé le RSA, et pour continuer à le toucher, tous les trois mois, je remplis une déclaration trimestrielle sur Internet,
et tous les six mois, je remplis un contrat de réinsertion.
Je suis suivi par une association (Apaso) où j’ai des rendez-vous réguliers avec une assistante sociale et une psy, car je souffre de dépression chronique.
La Préfecture de police de Paris, me reproche quoi ?
La Préfecture de police de Paris me reproche de toucher le RSA alors que je ne suis pas français.
Bien sûr, elle ne fait qu’appliquer une loi.
La France est pour l’Europe quand ça lui convient, mais elle n’est plus pour l’Europe quand ça ne lui convient pas.
Moi, ça fait plus de 30 ans que j’habite à Paris.
Je fais ma déclaration d’impôts en France.
Quand j’ai gagné de l’argent, j’ai payé mes impôts, comme tous les français.
Quand j’ai gagné de l’argent, j’ai même cotisé pour ma retraite comme tous les français.
Seulement voilà, je ne suis pas français, je suis italien.
La France est pour l’Europe quand ça lui convient, mais elle n’est plus pour l’Europe quand ça ne lui convient pas,
Sur ma carte d’identité italienne, il y a marqué mon adresse à Paris : Eduardo Pisani 126 rue du Cherche Midi. 75006 Paris (Il s’agit d’une pension de famille d’Emmaüs).
J’ai une carte électorale pour voter aux élections municipales et européennes, ici en France, dans le 6éme arrondissement de Paris.
J’ai un compte à la BNP et un compte à La Banque Postale (depuis plus de 20 ans à la BNP et depuis plus de 30 ans à La Banque Postale).
(Bien qu’en ce moment sur ces deux comptes je n’ai pratiquement plus d’argent).
J’ai même ouvert un livret A à La Banque Postale où malheureusement il n’y a pas grand chose.
Je suis inscrit à la SACEM comme auteur compositeur depuis 1997.
Je suis inscrit à l’ADAMI comme chanteur.
Je suis candidat à l’Académie française pour la quatrième fois.
(Élection le 14 décembre 2017)
Toutes mes œuvres éditées, sont enregistrées à la BNF Bibliothèque Nationale de France.
Mes œuvres à la BNF, et moi reconduit à la frontière ?
Parlons-en de cette reconduite à la frontière que cette loi raciste ne peut pas nommer expulsion mais qu’elle appelle reconduite à la frontière.
Cette loi, c’est une loi raciste qui date peut-être de 1996.
Cette loi, selon laquelle, je dois être reconduit à la frontière, a été faite pour empêcher les Roms de s’installer en France.
Je n’ai pas envie d’être la victime collatérale de cette loi raciste.
Mon recours devant le Tribunal administratif de Paris, a été rejeté, mon recours devant la Cour Administrative d’Appel de Paris sera rejeté aussi, car selon cette loi raciste, je dois être reconduit à la frontière. J’irai jusqu’au bout de la procédure. Après le Tribunal Administratif de Paris et la Cour Administrative d’Appel de Paris, je ferai recours devant le Conseil d’État et ensuite devant la Cour Européenne des droits de l’homme que la Préfecture de police de Paris ose invoquer pour me reconduire à la frontière ! ! !
C’est le monde à l’envers ! ! !
Je suis né le 25 avril 1954, j’aurai bientôt 64 ans, et ce n’est pas à mon âge que je vais quitter la France où j’ai passé la moitié de ma vie. Il faudra me taper dessus pour me reconduire à la frontière.
Le seul crime que j’ai commis, c’est celui d’être italien.
Un italien qui écrit des poèmes en français, car le français est devenu sa langue.
Je ne me bats pas uniquement pour moi, mais pour la France aussi, pour que la France retrouve sa dignité de pays des droits de l’homme, et jette à la poubelle cette loi raciste dont presque tout le monde ignore l’existence.
La France ne peut pas être pour l’Europe quand ça lui convient, et ne pas être pour l’Europe quand ça ne lui convient pas.
Redonnons la dignité à la France,
Vive la République, vive la France.

DC : Avez-vous des soutiens en Italie ?
EP : En Italie personne est au courant de mon problème,
et les Italiens qui habitent en France, ne m’ont manifesté aucun soutien particulier.
Disons que les italiens qui vivent en France s’en foutent royalement de ma situation.

DC : Vous avez beaucoup d’amis sur Facebook, mais malheureusement, peu de soutiens actifs vis-à-vis de votre combat : Est-ce que ça vous touche ?
EP : Depuis des années, j’ai un profil Facebook, et depuis quelques mois, j’ai aussi une page Facebook. 99,99% de mes amis Facebook, n’ont rien à foutre de moi et de mon problème, et je m’en fous complétement qu’ils n’en ont rien à foutre de moi et de mon problème.

eduardo pisaniDC : Avez-vous essayé d’alerter ou de contacter des grands médias ou des personnalités pour vous aider ?
EP : Les médias français se sont intéressés à mon problème d’expulsion, au tout début de cette histoire, suite à mes propos suicidaires.
En effet, quand le 2 décembre 2016, j’ai retiré au bureau de la Poste proche de chez moi, la lettre recommandée de la Préfecture de Police de Paris me signifiant que j’avais 30 jours pour quitter la France, j’étais complétement KO. Et la nuit, j’ai écrit sur mon profil Facebook que j’avais l’intention de me suicider avant le 31 décembre 2016.
J’ai eu un article sur le blog de Morandini :
http://www.jeanmarcmorandini.com/article-361913-le-chanteur-edouardo-connu-avec-je-t-aime-le-lundi-annonce-sur-facebook-qu-il-a-decide-de-se-suicider.html
et ensuite sur tous les autres sites.
Comme je ne me suis pas suicidé, les médias n’ont plus parlé de moi, sauf quelques sites : lemague.net stephanelarue.com
parismatch.be et d’autres sites dont je ne me souviens pas les noms.
Disons qu’en général, les médias et aussi la plupart de mes amis Facebook n’ont pas aimé le fait que je ne me sois pas suicidé.
Ils auraient préféré que je crève.

DC : C’est un peu dur comme constat. Mais du coup pourquoi faire toutes ces actions sur Facebook si vous pensez que les gens n’en ont rien à foutre ?
EP : Sur Facebook, j’écris uniquement pour moi. Je suis mon meilleur ami Facebook.

DC : Vous qui vivez en France depuis plus de 30 ans, est-ce que vous trouvez que la politique française dérape et se durcit ?
EP : Tous les gouvernements qui se sont succédés en France depuis 30 ans, (de droite ou de gauche) ont fait les intérêts des riches, car la France n’est pas gouvernée par les politiques, mais par les banquiers. Je suis de gauche, mais ma gauche à moi n’existe que dans mes rêves, et elle ne sera jamais au pouvoir, car le pouvoir est réservé à ceux qui aident les riches à s’enrichir. Chaque fois que la gauche a été au pouvoir en France, ce n’était pas la vrai gauche, celle des militants, mais la gauche aveuglée par le pouvoir.

DC : Comme vous vivez en France depuis des années, avez-vous déjà pensé à demander la nationalité française ?
EP : Il y a quelques années, j’ai écrit une lettre ouverte à François Hollande pour lui demander la nationalité française.
Ensuite, j’ai envoyé cette lettre par e mail à L’Élysée.
J’ai reçu une réponse bateau.
En effet, il n’a jamais lu ma lettre.

DC : Pourquoi être candidat à l’Académie française ? Avez-vous vraiment une chance ? Qui peut voter ?
EP : Je ne suis pas candidat à l’Académie française pour être élu.
C’est la 4ème fois que je suis candidat, et mon but à moi, c’est d’être candidat un maximum de fois.
C’est quand même drôle que vous, qui êtes français, ne connaissait rien à l’Académie française, et que ce soit moi, qui suis sous le coup d’une expulsion de France, qui dois vous dire qui peut voter.
Rendez-vous sur le site de l’Académie française, le jeudi 14 décembre vers 17h00, et vous saurez qui a été élu.

DC : Alors j’avoue que comme beaucoup de français, je ne connais pas bien le fonctionnement de l’Académie Française … mais justement c’était l’occasion de nous apprendre quelque chose et d’appeler les gens à voter s’ils peuvent le faire. Bon en l’occurence ce n’est pas le cas puisque ce sont les membres de l’Académie qui votent.
EP : Voilà c’est ça. Et donc pour information : L’Académie française, dans sa séance du jeudi 12 octobre 2017, a enregistré la candidature de M. Eduardo Pisani, au fauteuil de M. René Girard (F37). L’élection à ce fauteuil est fixée au jeudi 14 décembre 2017.

DC : Pourquoi ne pas créer une collecte et faire appel à la générosité des internautes pour vous payer les services d’un avocat spécialisé pour bien défendre votre cause ?
EP : J’ai déjà un avocat. Je lui ai donné 2000 euros, et je lui dois encore 2000 euros que je ne peux pas lui donner, car je ne les ai pas.
Au début de la procédure, il y a presque un an maintenant, j’aurais du demander l’aide juridictionnelle, mais je ne l’ai pas demandé, car mon avocat m’avait fait croire que pour ses services, il me prendrait « seulement » 1000 euros. Et maintenant, à ce stade de la procédure, il est trop tard pour demander l’aide juridictionnelle.
Vous me proposez de créer une collecte pour faire appel à la générosité des internautes.
Mais vous rigolez ou quoi ?
Mais dans quel monde vivez-vous ?
Réveillez-vous, bon sang.
Les internautes n’ont rien à foutre de moi et de mon problème.

DC : Désolé d’avoir une philosophie très « Bisounours Power » mais je pense que votre cause et votre combat peuvent toucher des gens. Je vous laisse le mot de la fin.
EP : Un jour, je vais porter plainte contre la Préfecture de Police de Paris et contre l’État français pour avoir pourri les dernières années de ma vie.
D’ailleurs, à cause du stress provoqué par cette histoire, je pourrais attraper un cancer, aussi facilement que l’on attrape un rhume.
De toute façon, je ne quitterai jamais la France.
Si la France veut m’expulser, elle sait où me trouver.
J’habite à Paris dans une pension de famille d’Emmaüs. au 126 rue du Cherche Midi dans le 6ème arrondissement.
Cette adresse est marquée même sur ma carte d’identité italienne ! ! !
Quand les policiers viendront chez moi, je les accueillerai en chantant La Marseillaise.
Il faudra qu’ils me tapent dessus pour me reconduire à la frontière,
mais une fois en Italie, une seconde après, je reviendrai en France,
et j’enverrai à tous les médias les photos de mon visage ensanglanté.
On va bien voir si, à ce moment là, les médias vont réagir.

DC : Je vous souhaite de ne pas en arriver là et ce constat sur les médias est vraiment navrant. Vous ne pensez pas que les gens peuvent vous aider ?
EP : Pensez ce que vous voulez.

DC : L’idée c’est que ce soit la personne interviewée qui disent ce qu’elle pense …
EP : J’ai répondu à vos questions, si vous n’aimez pas mes réponses, je n’y peux rien. Je vous ai dit ce que je pense.

DC : Et je le respecte complètement. Bon courage dans vos démarches et que la force soit avec vous !
EP : Merci et bonne soirée

Eduardo Pisani dit « Edouardo »
Site officiel : lespoemestoutnus.canalblog.com
Ses oeuvres : bnf.fr/13991278/edouardo/
Profil Facebook : Facebook.com/EdouardoOfficiel
Page Facebook : Facebook.com/EduardoPisaniOfficiel/
Twitter : Twitter.com/Edouardocestmoi

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