Au début du XXe siècle, la photographie argentique faisait fureur. Le procédé consistait à prendre une plaque au collodion et à la placer devant une plaque négative photosensible afin qu’elles soient exposées ensemble. Ce n’est que dans les années 1930 que ce moyen est tombé en disgrâce auprès des photographes professionnels. Mais aujourd’hui, de nombreux collectionneurs utilisent à nouveau la photographie argentique et les photographes modernes ont recommencé à l’utiliser aussi !
Collodion ou cyanotype
La photographie argentique est une combinaison des procédés collodion et cyanotype. Au XIXe siècle, les photographes utilisaient des négatifs en verre pour réaliser un développement photo en l’exposant à la lumière à travers une image positive réalisée sur du papier ou du tissu. Les tirages argentiques sont réalisés à partir de négatifs en verre qui ont été sensibilisés à la fois au collodion et au cyanotype.
Le procédé au collodion est une première forme de plastique fabriquée à partir de nitrocellulose et d’éther. La nitrocellulose a été découverte en 1846 par Henri Braconnot, qui tentait de produire du guncotton (un type d’explosif) à partir de cellulose. Il a remarqué que son produit devenait collant lorsqu’il était traité à l’éther, ce qui l’a amené à la conclusion qu’il pouvait être utilisé comme liant pour d’autres substances.
