Dans la performance sportive, le diable est dans les détails. Un changement parfois anecdotique dans la technique, l’hygiène de vie ou l’état d’esprit peut impacter directement le résultat. Et pourtant : de nombreux sportifs, parfois de haut niveau, continuent de fumer, mettant leur capacité pulmonaire à rude épreuve.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le fait de ne fumer qu’une ou deux cigarettes de temps en temps n’est pas sans danger sur la santé cardiaque et le système respiratoire, surtout lorsque l’on vise la performance sportive. La cigarette dite « sociale » n’en reste pas moins nocive. On vous explique.

Comment le tabagisme affecte-t-il la capacité pulmonaire ?

Si vous arrêter de fumer aujourd’hui, votre capacité pulmonaire gagnera jusqu’à 30 % en deux à trois mois. Oui, en fumant régulièrement, votre corps ne peut compter que sur une capacité pulmonaire de 70 %. C’est problématique pour tout un chacun, mais c’est aussi un sacré handicap pour les sportifs, même pour les joggeurs du dimanche.

Heureusement, et comme le laisse entendre le chiffre des 30 – 70 %, les poumons sont des organes capables de rebondir. Il faut simplement les aider en arrêtant de leur envoyer du goudron, du plomb et la centaine d’autres substances nocives qui accompagnent la fumée de la cigarette. Une fois que vous aurez grillé votre dernière cigarette, votre capacité respiratoire va s’améliorer progressivement, et vous pourrez même remarquer un regain d’énergie, surtout dans l’après-midi. Malheureusement, les effets du sevrage tabagique masquent cette évolution positive dans les premières semaines, ce qui peut décourager les gros fumeurs.

Oui, les alternatives nicotiniques, la cigarette électronique, les messages sur les paquets de cigarettes et l’augmentation des tarifs du tabac sont des éléments importants pour muscler la lutte contre le tabagisme. Mais le volet de l’information sur les conséquences de l’arrêt, à la fois sur le corps, l’esprit, les performances physiques et la vie sociale, est capitale.

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Pourquoi la capacité pulmonaire est-elle si importante ?

Le constat suivant va sans doute vous sembler familier : vous jouez un match de foot, vous faites un semi-marathon, vous faites des longueurs à la piscine, vous faites des crunchs au sol pour muscler vos abdos, etc. Après des efforts plus ou moins longs et plus ou moins répétés, vous ressentez une brûlure au niveau de la poitrine qui vous empêche de poursuivre avec la même intensité. C’est simple : l’oxygénation est insuffisante. Votre cerveau, vos muscles et votre cœur ne sont plus suffisamment approvisionnés pour soutenir l’effort dans son intensité maximale. Pour faire simple, plus vous fumer, plus le seuil d’intensité qui provoque cet état baisse.

La cigarette est l’ennemi numéro un de l’endurance, mais c’est aussi un catalyseur de blessures diverses. Votre respiration devient plus saccadée mais aussi plus lourde pour répondre aux exigences qui accompagnent l’exercice physique intense. Le dioxyde de carbone est un sous-produit de cette activité et il est libéré lors de l’expiration.

Vos poumons agissent donc comme une batterie d’énergie pendant l’exercice, aidant à pomper le sang oxygéné dans votre corps et à éliminer le dioxyde de carbone qui est un sous-produit de tout cet effort. Plus la capacité de vos poumons est grande, plus vous pouvez pomper d’oxygène. Si en fumant, cette sensation de brûlure apparaît après 60 minutes d’effort intense, elle ne fera son apparition qu’après 80 minutes deux à trois mois après votre sevrage tabagique.

Que pouvez-vous faire pour améliorer votre capacité pulmonaire ?

La chose la plus évidente est l’arrêt de la cigarette. Pour réussir votre sevrage, vous pouvez compter sur les patchs à la nicotine, la cigarette électronique avec un apport nicotinique dégressif (la Vaporesso Luxe S est un modèle réputé pour cela) et la méditation. Une fois que vous aurez arrêté la cigarette, vous pourrez alors vous consacrer à l’augmentation de votre capacité pulmonaire par des exercices cardiovasculaires, comme la course à pied ou le vélo, la natation ou encore l’aérobic.

Le yoga peut également vous aider. Les exercices de respiration yogique peuvent étirer les poumons et améliorer leur capacité globale. Si vous n’avez pas le temps de pratiquer, vous pouvez simplement faire de la « respiration consciente », en inspirant profondément.

L’apprentissage d’un instrument de musique à vent ou d’un cuivre peut également vous aider. C’est un moyen amusant et ludique d’exercer son souffle. Troquez donc votre cigarette contre un saxophone !

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