Même si le combat écologique pour la sauvegarde de notre belle planète est loin d’être gagnée, on peut néanmoins trouver des nouvelles réjouissantes. Les chiffres de la finance verte sont au beau fixe avec un bond de 49% des fonds verts européens entre 2016 et 2017. Ils sont même passés de 32,2 Md€ en 2018 contre 22 Md€ en 2017. La finance verte serait-elle sur le chemin de la maturité ?

A l’heure où la grogne secoue la France concernant la hausse du prix des carburants, on peut se poser la question de savoir si l’écologie est réellement une question qui tient à coeur les français. Les sondages et les nombreux mouvements semblent plutôt dire que oui mais après dans les faits, c’est plus compliqué de juger.

Surtout, on attend de nos élus et dirigeants qu’ils prennent le problème au sérieux et qu’ils imposent des politiques écologiques dignes de ce nom. Pas toujours évident face aux lobbies et aux enjeux nationaux. La finance, elle, a aussi un rôle important à jouer car quoi qu’on en dise, l’argent fait encore la loi.

L’Europe : leader de la finance verte ?

L’ambition de l’Europe est clairement affichée : devenir le continent leader de la finance verte mondiale ! Le 8 mars dernier, la Commission Européenne a présenté son grand plan d’action pour accélérer le développement de la finance durable et des investissements écologiques. Elle veut notamment inciter financièrement les banques à investir dans des placements verts en les rendant plus avantageux que des investissements classiques en matière de fonds propres réglementaires.

Et alliant la l’art et la manière, l’Union Européenne souhaite créer un label européen pour les fonds verts afin de stimuler ses ambitions. Si les informations sur le détail des futures mesures sont encore laconiques, elles arrivent semble-t-il, au bon moment alors que la dernière étude de Novéthic montre en substance que les fonds verts européens ont bondi de 49% entre 2016 et 2017. L’étude « Le marché des fonds verts européens 2018 » montre qu’ils ont atteint 32,2 Md€ en 2018 contre 22 Md€ en 2017.

Le chiffre est très impressionnant. Une hausse qui n’est pas dûe à une croissance du nombre de fonds qui est restée modeste – ils sont passés de 164 à 176 – mais à une excellente collecte. Ainsi,
sur les 10,2 Md€ de hausse des fonds verts, 7,2 Md€ proviennent de la collecte sur l’année 2017 et 3 M€ de la performance des fonds.

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La France leader sur les fonds verts

Quoi qu’on en dise, l’Hexagone reste un moteur sur ce type d’actifs puisqu’elle se place en seconde position européenne juste derrière la Suisse. Les fonds gérés en France attirent 32% des encours et ceux de Suisse 30%, soit ensemble, presque deux tiers du marché. Si la première société de gestion est le Suisse Pictet avec 3 fonds réunissant 5,9 Md€, elle est talonnée par BNP Paribas AM avec 10 fonds pour 5,2 Md€. La banque de la rue d’Antin a surtout attiré 2,2 Md€ sur les 7,2 collectés en 2017. Ces bons résultats sont essentiellement dûs à « l’effet » COP21 organisée à Paris en 2015 qui a agi comme un catalyseur, notamment au niveau des changements réglementaires et des normes.

C’est ainsi que quelques mois avant la conférence sur le climat, la législation française, via l’article 173 de la loi sur la transition énergétique, avait imposé aux institutions financières des obligations de reporting sur les moyens mis en œuvre pour contribuer à la transition énergétique et écologique.

Le secret : Les investisseurs institutionnels ont été poussés via ces obligations d’explication à s’interroger et s’intéresser aux investissements environnementaux. Novéthic a ainsi recensé 15,1 Md€ d’actifs investis dans les fonds verts.

Phénomène de mode ou vraie tendance ?

Toutefois, cette approche est restrictive car elle n’inclut pas l’immobilier. La Fédération française de l’assurance a elle, inclut les fonds immobiliers et arrive à un encours de 40 Md€. Bien entendu, ces investissements représentent seulement 1,05% des actifs de ces institutionnels mais certains comme l’Ircantec ou Pro BTP vont jusqu’à allouer 4 ou 5% aux fonds verts.

Novethic a ainsi réparti les fonds verts en cinq grandes catégories. De la thématique la plus large à la plus spécifique, l’étude cite : le développement durable, l’environnement, l’eau, le climat et les énergies renouvelables. Ce sont les sujets de l’eau et de l’Environnement qui regroupent les plus importants encours avec respectivement 11,3 et 10,6 Md€.

Face aux institutionnels, les particuliers sont de plus en plus favorables à l’épargne verte. selon un sondage de l’Ifop pour WWF réalisé en octobre dernier, 57% des Français sont favorables à ce que leur épargne contribue à lutter contre le changement climatique. Une proportion qui monte à 67% chez les professions libérales et à 62% chez les 65 ans et plus. Loin d’être un phénomène de mode, les investissements vont verdir de plus en plus ces prochaines années.

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Le GREEN BUSINESS : un vivier d’emplois !

Ca semble incroyable que les politiques ne soutiennent pas encore plus le Green Business car plusieurs études montrent qu’il représente un vivier d’emplois potentiellement énorme ! Oui mais voilà, il faut compter sur les lobbies qui ne veulent pas lâcher leurs bouts de gras aussi facilement. Ils défendent leurs intérêts avant celui de la planète, d’un point de vue humain, ça se comprend … d’un point de vue humaniste, moins !

Mais petit à petit les choses changes. Les idées de business ne manquent pas et les startups écolos se multiplient. Les mouvements populaires y sont pour quelque chose car il ne faut pas non plus oublier que ceux qui consomment ont le pouvoir auprès des financiers ! Si demain on arrête de TOUS de manger du Nutella, ils changeront peut être leur stratégie vis a vis de l’utilisation de l’huile de Palme. Etc etc etc …

Et ne croyez pas que ce soit non plus une histoire de riches et de pauvres, c’est une histoire de volonté commune. Prenez pas exemple ce milliardaire norvégien qui a décidé d’utiliser toute sa fortune pour contribuer à nettoyer les océans, ce n’est pas un encu***** de riche.

Chaque jours, on découvre de nouvelles inventions ambitieuses et tellement pleines de bons sens, on se dit qu’on peut le faire et qu’on attend juste un vent nouveau, une philosophie collective enfin en adéquation avec la nature et avec le principe de l’égalité des Hommes.

Difficile de dire si ça va changer vraiment les choses mais quoi qu’il en soit, je trouve qu’il est plus important de se battre pour une cause commune à l’humanité comme l’écologie, que pour des intérêts matériels et individuels. A bons entendeurs !

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